Le Père Goriot (Balzac) - TRIN 366

 Recherche

Balzac

Honoré de Balzac est né à Tours le 20 mai 1799, et décédé à Paris le 18 août 1850 (à 51 ans),Honoré de Balzac est un écrivain français. Romancier, auteur dramatique, critique littéraire, critique d'art, essayiste, rédacteur et pressier, il a déposé l'une des plus majestueuses œuvres romanesques de la littérature française, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, assemblés sous le titre La Comédie humaine.


Il est un maître du roman français, dont il a abordé plusieurs genres, du roman philosophique avec Le Chef-d'œuvre inconnu au roman fantastique avec La Peau de chagrin ou encore au roman poétique avec Le Lys dans la vallée. Il a surtout excellé dans la veine du réalisme, avec notamment Le Père Goriot et Eugénie Grandet, mais il s'agit d'un réalisme visionnaire, que transcende la puissance de son imagination créatrice.

Le Père Goriot

Le Père Goriot s’inscrit dans une ensemble plus large, la Comédie Humaine, où Balzac réunit tous ses romans. Il souhaite y peindre la grande fresque de la société de son époque. Par la grande variété de ses personnages, il se propose de « concurrencer l’état civil », comme il écrit dans son Avant-propos à la Comédie Humaine.

C'est l'histoire d'un homme M. Goriot, qui perd sa femme et s'éprend pour ses deux filles d'un amour incomparable. Il leur donne toute sa fortune et fait des efforts incontestés pour elles, pourtant elles mènent toutes deux une vie où leur père est bien effacé.


Le Texte Original

Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau. Cette pension, connue sous le nom de la Maison Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement. Mais aussi depuis trente ans ne s’y était-il jamais vu de jeune personne, et pour qu’un jeune homme y demeure, sa famille doit-elle lui faire une bien maigre pension. Néanmoins, en 1819, époque à laquelle ce drame commence, il s’y trouvait une pauvre jeune fille. En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature, il est nécessaire de l’employer ici : non que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot ; mais, l’œuvre accomplie, peut-être aura-t-on versé quelques larmes intra muros et extra. Sera-t-elle comprise au-delà de Paris ? le doute est permis. Les particularités de cette scène pleine d’observations et de couleurs locales ne peuvent être appréciées qu’entre les buttes de Montmartre et les hauteurs de Montrouge, dans cette illustre vallée de plâtras incessamment près de tomber et de ruisseaux noirs de boue ; vallée remplie de souffrances réelles, de joies souvent fausses, et si terriblement agitée qu’il faut je ne sais quoi d’exorbitant pour y produire une sensation de quelque durée. Cependant il s’y rencontre çà et là des douleurs que l’agglomération des vices et des vertus rend grandes et solennelles : à leur aspect, les égoïsmes, les intérêts, s’arrêtent et s’apitoient ; mais l’impression qu’ils en reçoivent est comme un fruit savoureux promptement dévoré. Le char de la civilisation, semblable à celui de l’idole de Jaggernat, à peine retardé par un cœur moins facile à broyer que les autres et qui enraie sa roue, l’a brisé bientôt et continue sa marche glorieuse. Ainsi ferez-vous, vous qui tenez ce livre d’une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : Peut-être ceci va-t-il m’amuser. Après avoir lu les secrètes infortunes du père Goriot, vous dînerez avec appétit en mettant votre insensibilité sur le compte de l’auteur, en le taxant d’exagération, en l’accusant de poésie. Ah ! sachez-le : ce drame n’est ni une fiction, ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son cœur peut-être !

La maison où s’exploite la pension bourgeoise. La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à madame Vauquer. Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement. Cette circonstance est favorable au silence qui règne dans ces rues serrées entre le dôme du Val-de-Grâce et le dôme du Panthéon, deux monuments qui changent les conditions de l’atmosphère en y jetant des tons jaunes, en y assombrissant tout par les teintes sévères que projettent leurs coupoles. Là, les pavés sont secs, les ruisseaux n’ont ni boue ni eau, l’herbe croît le long des murs. L’homme le plus insouciant s’y attriste comme tous les passants, le bruit d’une voiture y devient un événement, les maisons y sont mornes, les murailles y sentent la prison. Un Parisien égaré ne verrait là que des pensions bourgeoises ou des Institutions, de la misère ou de l’ennui, de la vieillesse qui meurt, de la joyeuse jeunesse contrainte à travailler. Nul quartier de Paris n’est plus horrible, ni, disons-le, plus inconnu. La rue Neuve-Sainte-Geneviève surtout est comme un cadre de bronze, le seul qui convienne à ce récit, auquel on ne saurait trop préparer l’intelligence par des couleurs brunes, par des idées graves ; ainsi que, de marche en marche, le jour diminue et le chant du conducteur se creuse, alors que le voyageur descend aux Catacombes. Comparaison vraie ! Qui décidera de ce qui est plus horrible à voir, ou des cœurs desséchés, ou des crânes vides ?

La façade de la pension donne sur un jardinet, en sorte que la maison tombe à angle droit sur la rue Neuve-Sainte-Geneviève, où vous la voyez coupée dans sa profondeur. Le long de cette façade, entre la maison et le jardinet, règne un cailloutis en cuvette, large d’une toise, devant lequel est une allée sablée, bordée de géraniums, de lauriers-roses et de grenadiers plantés dans de grands vases en faïence bleue et blanche. On entre dans cette allée par une porte bâtarde, surmontée d’un écriteau sur lequel est écrit : Maison-Vauquer, et dessous : Pension bourgeoise des deux sexes et autres. Pendant le jour, une porte à claire-voie, armée d’une sonnette criarde, laisse apercevoir au bout du petit pavé, sur le mur opposé à la rue, une arcade peinte en marbre vert par un artiste du quartier. Sous le renfoncement que simule cette peinture, s’élève une statue représentant l’Amour. À voir le vernis écaillé qui la couvre, les amateurs de symboles y découvriraient peut-être un mythe de l’amour parisien qu’on guérit à quelques pas de là. Sous le socle, cette inscription à demi effacée rappelle le temps auquel remonte cet ornement par l’enthousiasme dont il témoigne pour Voltaire, rentré dans Paris en 1777 :

Qui que tu sois, voici ton maître.

Il l’est, le fut, ou le doit être.

La Traduction vers le Turc

Kızlık soyadı 'de Conflans' olan yaşlı kadın Madam Vauquer kırk yıldır Paris'te, Neuve-Sainte-Geneviève sokağında, Latin mahallesi ile Faubourg Saint-Marceau mahallesinin kesiştiği noktada bir burjuva pansiyonu işletiyordu. Vauquer'in Yeri olarak da bilinen bu pansiyon kadın, erkek, genç ve yaşlı herkesi kabul ediyordu. Bu saygın kurum hakkında asla hiçbir kötü söz söylenmezdi. Ancak otuz yıldır hiç genç bir insan kalmamıştı bu pansiyonda. Genç bir adamın orada kalması için ailesinin ona çok az harçlık vermesi gerekiyordu. Yine de, bu dramanın başladığı zamanda yani 1819 yılında bu pansiyonda fakir bir kız vardı. Drama kelimesi, edebiyatın acı çektiği bu zamanlarda her ne kadar övülüp, acımasızca itibarsızlaştırılsa da, o kelimeyi burada kullanmak gerekir. Bu hikaye kelimenin tam anlamıyla dramatik olduğundan değil ancak eserin bütünü düşünüldüğünde belki de biraz intra muros ve uğruna ekstra gözyaşı dökülebilir bir eserdir. Peki Paris'in dışındakiler anlayacak mı bu eseri? İşte bu şüpheli. Gözlemle yerel yaşamdan renklerle dolu bu sahnenin özellikleri sadece Champs de Paris Montrouge'in zirveleri arasında takdir edilemiyordu. Çamurlu sonbaharın sürekli yenilenerek siyah nehirlere dönüşmesine yakın olan bu ünlü vadi, hakiki acılar, sık sık tekrarlanan sahte sevinçlerle aşırı acıklıydı. Bu nedenle hikayede zaman kavramını üretmek için daha zorlama bir şey gerekmiyordu. Bununla birlikte, ahlaksızlığın ve erdemin birikmesinin büyük ve ciddi hale getirdiği acılardan söz edilecek. Bu acılar bencilliklerinden dolayı çıkarları için kendilerini üzer ilk bakışta ancak tesiri hemen yutulan lezzetli bir meyve gibidir. Uygarlığın el arabası, tanrı Jaggernat'a benzer şekilde, diğerlerinden ezilmesi zor olan ve tekerleğini geri çeken bir kalp tarafından zorlanınca kısa sürede onu ezer ve görkemli ilerleyişine devam ederdi. Ve sizler de, bu kitabı temiz ellerinizde tutan ve yumuşak bir koltuğa yerleşen sizler de şöyle düşüneceksiniz: Bu belki beni eğlendirir. Goriot Baba'nın saklı talihsizliklerini okuduktan sonra, iştahla yemek yemeğe devam edecek, duyarsızlığınızı yazarın yükleyecek, onu abartı etmekle, şiirselliğe kaçmakla suçlayacaksınız. Ah! Şunu bilin ki bu drama ne bir kurgu ne de bir romandır. All is true, hem de o kadar doğru ki, herkes meskeninden benzer unsurlar çıkarabilir, hatta belki de kendi kalbinden!

Burjuva pansiyonunun işletildiği bu ev Madam Vauquer'e aitti. At arabalarının pek çıkmaya cesaret edemediği Neuve-Sainte-Geneviève sokağının aşağısında, yolun Rue de l'Arbalète'a doğru ani ve dik bir yokuşun olduğu bir yerde. Dar sokaklarında hüküm süren sessizlikle sarı tonları ile beraber, şehrin atmosferi değiştiren kubbeli Val-de-Grace ile Panteon'un arasında, bu kubbelerden yansıyan şiddetli tonlarla her şeyin karardığı iki anıtla beraber pansiyona elverişli bir hava sunuyordu. Sokaklarında kuru parke taşları ve akarsuların ne çamur ne de su olarak aktığı uzun duvarlarında çimenler büyümüştü. En kaygısız adamlar bile tüm o yoldan geçen geçenler gibi orayı görünce üzülürdü, bir arabanın gürültüsü bile orada sıra dışı bir olay haline geliyor, evler kasvetli, duvarlar hapishane gibi kokuyordu. Kaybolan bir Parisli orada sadece burjuva emekli maaşlarını ya da kurumlarını, sefaleti ya da can sıkıntısını, yaşlılığın ölmesini, çalışmaya zorlanan neşeli gençliği görecekti. Paris'te hiç bu kadar korkunç ya da bu kadar bilinmez bir bölge yoktur. Neuve-Sainte-Geneviève sokağı bronz bir çerçeve gibiydi. Bu anlatıma tek uyan zekayı kahverengi renklerle, ciddi fikirlerle fazla harmanlayamayan; adım adım ilerledikçe gün ışığının azaldığı ve derinlerde bir yer olan Katakomb'a inilir. Ne kıyas ama! Hangisini görmek daha korkunç, buna kim karar verebilir ki? Solmuş kalpler mi, boş kafatasları mı?

Pansiyonun cephesi bir bahçeye bakıyordu. Böylece evin derinliğini kapatan Neuve-Sainte-Geneviève sokağına doğru dik bir açıyla durmaktaydı. Bu cephe boyunca, ev ile bahçe arasında büyük mavi ve beyaz toprak vazolara dikilmiş sardunyalar, zakkumlar ve nar ağaçları ile kaplı toprak bir yolda geniş, kase şeklinde bir çakıl taşları vardır. Bu sokağa, üzerinde yazıların üst üste bindiği bir eski tabeladan giriliyor ve Vauquer evinin aşağısındaysa Kadın, erkek, genç bir çok burjuva emekli maaşı ile yaşıyordu. Gün boyunca, gösterişli bir kapı zili ile donanmış ihtişamlı bir kapı, caddenin karşısındaki duvarda ise küçük parke taşının sonunda, mahalleden bir sanatçı tarafından yeşil mermere boyanmış bir sıra arkad ortaya çıkıyordu. Bu resmin bulunduğu girintinin altında ise aşkın temsil edildiği bir heykel duruyordu. Heykeli kaplayan soyulmuş cilayı görmek ve anlam aramayı sevenler için birkaç adım ötede iyileştirilmiş bir Paris aşkı efsanesini keşfedebilirler. Tabanında yarı silinmiş bir yazıt ve bu süslemede Voltaire'in 1777'de Paris'e geri dönüşünün coşkusuna tanıklık ettiği zamanı anlatıyor:

Her kim olursan ol burada duran senin efendindir.

Öyle, öyleydi ya da öyle olmalı.


Resources:


https://www.mediaclasse.fr/lectures/1

http://biographie-courte.blogspot.com/2015/11/honore-de-balzac-la-biographie-courte.html

https://www.dicocitations.com/biographie/285/Honore_de_Balzac.php


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La Modification (Michel Butor) TRIN 366

Jacques le Fatalist (Diderot) - TRIN 366